
Le nouveau podcast de Christian Daily International, Faith Without Frontiers, consacre son deuxième épisode à l’histoire de Palmira de Sá, originaire d’Angola, qui parle avec franchise de sa survie face aux abus sexuels subis dans l’enfance, à la violence domestique et au racisme — ainsi que de la foi chrétienne qui a façonné son long chemin vers la guérison.
Publié le 7 avril, cet entretien avec l’animateur Gordon Showell-Rogers présente de Sá non seulement comme une survivante, mais comme une personne qui accompagne désormais d’autres victimes à travers son travail avec l’association Prince and Princess en Angola. « Chaque fois qu’une victime raconte son histoire, je pleure avec elle », dit-elle. « Cela me brise le cœur de voir une âme pour laquelle Jésus est mort si brisée. »
Son témoignage oscille entre des souvenirs personnels douloureux et les réalités plus larges auxquelles, selon elle, de nombreuses femmes et enfants sont confrontés en Angola. En évoquant ses jeunes années, de Sá se souvient d’un moment où elle croyait « avoir été amenée à la vie uniquement pour souffrir et être utilisée comme un déchet ». Mais elle décrit également comment cette perception a commencé à changer grâce à la prière, aux Écritures et à ce qu’elle comprend comme la présence constante de Dieu dans sa vie.
L’un des aspects les plus marquants de son récit est sa description du pardon, non pas comme une idée rapide ou sentimentale, mais comme un processus coûteux. Évoquant l’homme qui l’a abusée, elle explique que le tournant est survenu lorsqu’elle a finalement pu prier : « Je te demande de lui pardonner, je te demande de le bénir. » Selon elle, cela a enlevé « un lourd fardeau » de son cœur.
La discussion s’élargit également aux défaillances de la police, des tribunaux et des Églises dans la protection des victimes. De Sá affirme que les survivants sont souvent réduits au silence par la honte, la peur et une mauvaise théologie, tandis que les comportements abusifs sont trop souvent considérés comme des affaires privées plutôt que dénoncés ouvertement. « Si vous ne signalez pas, vous en faites partie », dit-elle, estimant que les responsables d’Église doivent apprendre à distinguer entre les problèmes relevant du conseil pastoral et les crimes qui doivent être signalés.
Malgré la souffrance des victimes, de Sá revient à plusieurs reprises à la conviction que la guérison est possible en Christ. « Jésus est le guérisseur », affirme-t-elle. « Il n’est pas seulement le guérisseur du corps. Il est le guérisseur de l’âme. »
Écoutez cette conversation qui ouvre une fenêtre sur le courage, la douleur et l’espérance qui sous-tendent le ministère de de Sá.





